La vérité sur les batteries de véhicules électriques : après 13 ans, il reste encore 75 % de capacité, la dernière étude de Geotab renverse les anciennes idées reçues
Combien de personnes hésitent encore à acheter une voiture électrique par crainte de la durée de vie de la batterie ? Le dernier rapport de Geotab, plateforme de gestion de flottes reconnue au Canada, intitulé « Étude sur la santé des batteries 2025 », pourrait dissiper vos doutes. Basé sur des données réelles de plus de 22 000 véhicules électriques à l’échelle mondiale, il s’avère que la performance des batteries modernes dépasse largement les attentes, et que, contrairement à l’image stéréotypée d’une batterie à remplacer après trois ans, la réalité est beaucoup plus optimiste.
Une dépréciation annuelle moyenne de seulement 2,3 %, bien supérieure aux attentes des consommateurs
L’étude de Geotab, qui couvre les opérations de plus de 22 700 véhicules légers de 21 marques différentes, indique que la vitesse de dégradation des batteries électriques est bien inférieure aux craintes du secteur. Concrètement, la perte de capacité annuelle moyenne est d’environ 2,3 %, ce qui signifie qu’après 13 ans d’utilisation normale, la batterie peut encore fournir environ 75 % de sa capacité initiale.
Mais que signifie ce chiffre ? En le comparant aux données d’enquête de The Zebra, compagnie d’assurance automobile américaine, qui indique que la durée moyenne de possession d’un véhicule est d’environ 8 ans, on constate que la majorité des propriétaires conservent une santé de batterie (SOH) supérieure à 80 % lors de la revente ou de l’abandon du véhicule. En d’autres termes, la « durée de vie technique » d’une batterie électrique dépasse souvent la « période de possession réelle » de l’utilisateur, ce qui constitue un indicateur précieux pour ceux qui envisagent d’acheter un véhicule électrique d’occasion.
La recharge rapide, un facteur clé dans la longévité de la batterie
Cependant, toutes les méthodes d’utilisation ne permettent pas d’atteindre ces chiffres optimaux. L’étude révèle que les habitudes de recharge ont un impact significatif sur la vitesse de dégradation, notamment la fréquence d’utilisation de la recharge rapide en courant continu (DC Fast Charging).
Selon l’analyse de Geotab :
Utilisateurs modérés : si la proportion de recharge rapide est inférieure à 12 %, la dépréciation annuelle n’est que de 1,5 %, ce qui constitue le mode d’utilisation le plus favorable.
Utilisateurs fréquents : si la proportion de recharge rapide dépasse 12 %, en particulier avec des stations de plus de 100 kW, la dégradation annuelle peut atteindre 2,5 % ou plus.
Utilisateurs extrêmes : si plus de 40 % des recharges sont effectuées en recharge rapide, la dégradation annuelle peut atteindre 3,0 %, ce qui représente le mode d’utilisation le plus exigeant pour la batterie.
Que faut-il en déduire ? Adopter une stratégie de recharge adaptée peut considérablement prolonger la durée de vie de la batterie. Pour les usagers quotidiens, privilégier la recharge en courant alternatif (AC) ou à faible puissance permet de maintenir la dégradation dans des limites optimales.
Pourquoi le taux de dégradation cette année est-il supérieur de 0,5 % à celui de l’année dernière ?
Les observateurs attentifs auront peut-être remarqué que le taux moyen de dégradation publié par Geotab l’année dernière était de 1,8 %, contre 2,3 % cette année. Ce changement ne reflète pas une dégradation technologique des batteries, mais plutôt une mise à jour des données qui traduit la réalité du marché.
L’explication officielle indique que l’échantillon de 2025 est plus large et diversifié, et surtout, que la généralisation rapide des réseaux de recharge à haute vitesse a conduit de plus en plus de consommateurs à dépendre de la recharge rapide, ce qui a fait augmenter la moyenne globale de dégradation. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’une baisse de qualité du produit, mais d’un changement dans les comportements d’utilisation.
Nouvelles opportunités sur le marché des véhicules électriques d’occasion
Cette étude ouvre de nouvelles perspectives pour le marché des véhicules électriques d’occasion. Avec la généralisation des technologies télématiques, les futurs acheteurs pourront évaluer avec précision l’état de santé de la batterie de chaque véhicule, à l’image de l’évaluation de l’état réel d’un outil électrique d’occasion. La transparence accrue dans la fixation des prix et la transaction renforcera la confiance dans le secteur.
Ce mécanisme de transparence protège non seulement les consommateurs, mais aussi l’ensemble de l’industrie. Il ne s’agit plus d’un vague « on ne sait pas combien de temps la batterie pourra encore durer », mais d’une évaluation précise basée sur des données scientifiques. Avec l’avancement des technologies de batteries semi-solides vers la commercialisation, la durée de vie des batteries pourrait encore s’améliorer, stimulant ainsi la dynamique du marché de l’occasion.
En résumé : l’anxiété liée à la batterie appartient au passé
En synthèse, selon la dernière étude de Geotab, une fois adoptées des habitudes de recharge raisonnables, la durabilité des batteries de véhicules électriques ne constitue plus un obstacle à l’achat. À moins d’être un utilisateur extrême qui refuse toute recharge rapide, la durée de vie des batteries électriques n’est plus une source d’inquiétude en 2026.
Pour les consommateurs souhaitant entrer sur le marché des véhicules électriques, ceux envisageant l’achat d’un véhicule d’occasion, ou encore les acteurs du marché de la revente ou du recyclage des batteries, ce rapport offre une base de confiance solide. La progression technologique, la transparence des données et la normalisation du marché redéfinissent la relation de confiance entre le consommateur et la voiture électrique.
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La vérité sur les batteries de véhicules électriques : après 13 ans, il reste encore 75 % de capacité, la dernière étude de Geotab renverse les anciennes idées reçues
Combien de personnes hésitent encore à acheter une voiture électrique par crainte de la durée de vie de la batterie ? Le dernier rapport de Geotab, plateforme de gestion de flottes reconnue au Canada, intitulé « Étude sur la santé des batteries 2025 », pourrait dissiper vos doutes. Basé sur des données réelles de plus de 22 000 véhicules électriques à l’échelle mondiale, il s’avère que la performance des batteries modernes dépasse largement les attentes, et que, contrairement à l’image stéréotypée d’une batterie à remplacer après trois ans, la réalité est beaucoup plus optimiste.
Une dépréciation annuelle moyenne de seulement 2,3 %, bien supérieure aux attentes des consommateurs
L’étude de Geotab, qui couvre les opérations de plus de 22 700 véhicules légers de 21 marques différentes, indique que la vitesse de dégradation des batteries électriques est bien inférieure aux craintes du secteur. Concrètement, la perte de capacité annuelle moyenne est d’environ 2,3 %, ce qui signifie qu’après 13 ans d’utilisation normale, la batterie peut encore fournir environ 75 % de sa capacité initiale.
Mais que signifie ce chiffre ? En le comparant aux données d’enquête de The Zebra, compagnie d’assurance automobile américaine, qui indique que la durée moyenne de possession d’un véhicule est d’environ 8 ans, on constate que la majorité des propriétaires conservent une santé de batterie (SOH) supérieure à 80 % lors de la revente ou de l’abandon du véhicule. En d’autres termes, la « durée de vie technique » d’une batterie électrique dépasse souvent la « période de possession réelle » de l’utilisateur, ce qui constitue un indicateur précieux pour ceux qui envisagent d’acheter un véhicule électrique d’occasion.
La recharge rapide, un facteur clé dans la longévité de la batterie
Cependant, toutes les méthodes d’utilisation ne permettent pas d’atteindre ces chiffres optimaux. L’étude révèle que les habitudes de recharge ont un impact significatif sur la vitesse de dégradation, notamment la fréquence d’utilisation de la recharge rapide en courant continu (DC Fast Charging).
Selon l’analyse de Geotab :
Que faut-il en déduire ? Adopter une stratégie de recharge adaptée peut considérablement prolonger la durée de vie de la batterie. Pour les usagers quotidiens, privilégier la recharge en courant alternatif (AC) ou à faible puissance permet de maintenir la dégradation dans des limites optimales.
Pourquoi le taux de dégradation cette année est-il supérieur de 0,5 % à celui de l’année dernière ?
Les observateurs attentifs auront peut-être remarqué que le taux moyen de dégradation publié par Geotab l’année dernière était de 1,8 %, contre 2,3 % cette année. Ce changement ne reflète pas une dégradation technologique des batteries, mais plutôt une mise à jour des données qui traduit la réalité du marché.
L’explication officielle indique que l’échantillon de 2025 est plus large et diversifié, et surtout, que la généralisation rapide des réseaux de recharge à haute vitesse a conduit de plus en plus de consommateurs à dépendre de la recharge rapide, ce qui a fait augmenter la moyenne globale de dégradation. En d’autres termes, il ne s’agit pas d’une baisse de qualité du produit, mais d’un changement dans les comportements d’utilisation.
Nouvelles opportunités sur le marché des véhicules électriques d’occasion
Cette étude ouvre de nouvelles perspectives pour le marché des véhicules électriques d’occasion. Avec la généralisation des technologies télématiques, les futurs acheteurs pourront évaluer avec précision l’état de santé de la batterie de chaque véhicule, à l’image de l’évaluation de l’état réel d’un outil électrique d’occasion. La transparence accrue dans la fixation des prix et la transaction renforcera la confiance dans le secteur.
Ce mécanisme de transparence protège non seulement les consommateurs, mais aussi l’ensemble de l’industrie. Il ne s’agit plus d’un vague « on ne sait pas combien de temps la batterie pourra encore durer », mais d’une évaluation précise basée sur des données scientifiques. Avec l’avancement des technologies de batteries semi-solides vers la commercialisation, la durée de vie des batteries pourrait encore s’améliorer, stimulant ainsi la dynamique du marché de l’occasion.
En résumé : l’anxiété liée à la batterie appartient au passé
En synthèse, selon la dernière étude de Geotab, une fois adoptées des habitudes de recharge raisonnables, la durabilité des batteries de véhicules électriques ne constitue plus un obstacle à l’achat. À moins d’être un utilisateur extrême qui refuse toute recharge rapide, la durée de vie des batteries électriques n’est plus une source d’inquiétude en 2026.
Pour les consommateurs souhaitant entrer sur le marché des véhicules électriques, ceux envisageant l’achat d’un véhicule d’occasion, ou encore les acteurs du marché de la revente ou du recyclage des batteries, ce rapport offre une base de confiance solide. La progression technologique, la transparence des données et la normalisation du marché redéfinissent la relation de confiance entre le consommateur et la voiture électrique.