Réforme du travail de 40 heures : la durée de travail sera-t-elle réellement réduite ou y a-t-il un piège caché ?

Au milieu de ce mois, la polémique concernant la réduction de la durée du travail à 40 heures s’est intensifiée lorsque Jorge Álvarez Máynez, dirigeant du Mouvement Citoyen, a remis en question la viabilité de l’initiative en public. Le politicien a argumenté que le projet présenté constitue une « simulation » de changement réel, principalement parce que sa mise en œuvre sera progressive jusqu’en 2030 et, selon lui, permet d’étendre les heures supplémentaires jusqu’à 12 par jour, ce qui, en pratique, annulerait tout bénéfice pour les travailleurs.

La critique a déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux. De nombreux utilisateurs ont souligné que la mise en œuvre progressive avait déjà été communiquée il y a plusieurs mois, et que l’extension des heures supplémentaires ne représentait pas un aspect nouveau du projet. Certains ont défendu le dispositif en argumentant que les heures supplémentaires restent volontaires et que beaucoup de travailleurs en ont besoin pour compléter leurs revenus. Cependant, le doute persiste : les heures supplémentaires atteindront-elles réellement 12 par jour avec la nouvelle réforme du travail ?

Que prévoit réellement la réforme concernant les heures supplémentaires ?

L’initiative, qui a commencé à être discutée en février, inclut des dispositions spécifiques sur le travail supplémentaire. Tout d’abord, la réforme interdit explicitement que des mineurs effectuent des heures supplémentaires. Plus important encore, elle établit une limite claire : la somme des heures normales et supplémentaires ne peut dépasser 12 heures en une seule journée.

La répartition proposée est flexible : les heures supplémentaires peuvent être réparties en incréments allant jusqu’à quatre heures supplémentaires par jour, toujours dans la limite de quatre jours dans la période de référence. Un aspect fondamental à souligner est que les heures supplémentaires resteront entièrement volontaires pour le travailleur, et leur rémunération sera élevée : elles seront payées au double ou au triple du salaire correspondant à une heure normale, sans être comptabilisées comme faisant partie de la journée de travail standard.

Comparatif : la situation actuelle face à la nouvelle réglementation

La législation en vigueur, selon les données de la Procuraduría Federal de la Defensa del Trabajo (Profedet), permet de travailler jusqu’à 9 heures supplémentaires par semaine, généralement réparties en trois heures additionnelles sur trois jours de travail. Lorsque ces 9 heures sont dépassées, la compensation augmente au triple de l’équivalent horaire.

Avec la nouvelle réforme, il y a effectivement une augmentation quantitative des heures supplémentaires autorisées, mais avec des nuances importantes. En considérant que la journée de travail est répartie sur six jours ouvrables hebdomadaires avec une réduction à 40 heures, chaque journée serait d’environ 6,6 heures. Si l’on ajoute les heures supplémentaires autorisées — jusqu’à trois heures sur quatre jours selon l’accord entre employeur et employé — la journée de travail pratique atteindrait environ 9,6 heures.

L’équilibre entre flexibilité et protection du travail

La clé pour comprendre la réforme réside dans son accent sur la volontarité. Bien que mathématiquement il soit possible d’atteindre 12 heures par jour, cela ne se produirait que si le travailleur accepte explicitement de faire des heures supplémentaires. La réforme cherche à équilibrer la modernisation du droit du travail avec la protection du travailleur, permettant à ceux qui ont besoin de revenus supplémentaires d’y accéder, tandis que d’autres peuvent maintenir une journée de travail plus courte.

Il est certain que la mise en œuvre progressive jusqu’en 2030 permet des ajustements progressifs, tant pour les entreprises que pour les travailleurs, afin de s’adapter au nouveau cadre réglementaire. Le débat sur le fait que cela constitue une avancée réelle ou une manœuvre législative se poursuivra, mais les chiffres de la réforme sont clairs : maximum 12 heures par jour, mais avec un caractère volontaire pour les heures supplémentaires.

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