ROME, 11 février (Reuters) - Le cabinet italien a approuvé mercredi un projet de loi autorisant la mise en place de blocus navals pour arrêter les bateaux de migrants lors de périodes de « pression exceptionnelle » aux frontières du pays, a indiqué une source gouvernementale, renforçant ainsi les mesures contre les arrivées irrégulières.
Depuis son entrée en fonction à la fin de 2022, la Première ministre de droite Giorgia Meloni a accéléré les expulsions de demandeurs d’asile infructueux et introduit des peines de prison plus sévères pour les passeurs, dans le but de réduire les traversées maritimes.
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Cette décision intervient après que le Parlement européen a approuvé cette semaine des modifications aux règles d’asile de l’UE, en réponse à la pression des États membres, dont l’Italie, pour une approche plus ferme.
Selon un projet de législation consulté par Reuters, le gouvernement pourrait interdire l’entrée des bateaux dans ses eaux territoriales pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois « en cas de menace grave à l’ordre public ou à la sécurité nationale ».
Les contrevenants s’exposeraient à des amendes pouvant atteindre 50 000 euros (60 000 dollars) et, en cas de violations répétées, leurs bateaux seraient confisqués — une mesure visant les navires de secours humanitaires.
La coalition de Meloni a à plusieurs reprises affirmé qu’en opérant des navires de secours, les groupes humanitaires agissent comme un incitatif pour les migrants à prendre la mer.
« IDÉE MAL GUIDÉE »
L’opposition de centre-gauche en Italie a critiqué le projet de loi, qui doit encore être approuvé par les deux chambres du parlement.
« Une approche répressive ne résoudra pas le problème, ni l’idée erronée selon laquelle un phénomène vaste, structurel et déterminant de notre époque peut être traité en construisant des murs, en élevant des barbelés ou en imposant des blocus navals », a déclaré Peppe De Cristofaro, sénateur du parti Alliance Verte-Gauche.
Des millions de réfugiés ont pénétré en Europe depuis 2015, un afflux qui a contribué à alimenter le sentiment anti-migrant et à pousser les gouvernements nationaux à durcir leurs politiques.
Selon les règles adoptées par les législateurs européens mardi, les États membres peuvent rejeter une demande d’asile si la personne aurait pu obtenir une protection dans un pays considéré comme sûr par l’Union.
Le Parlement européen a approuvé une liste de pays vers lesquels les demandeurs d’asile déboutés pourraient être renvoyés.
(1 dollar = 0,8404 euro)
Reportage d’Angelo Amante, montage de Crispian Balmer et Gavin Jones
Nos normes : principes de confiance de Thomson Reuters.
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L'Italie de Meloni envisage de permettre des blocus navals contre les migrants
ROME, 11 février (Reuters) - Le cabinet italien a approuvé mercredi un projet de loi autorisant la mise en place de blocus navals pour arrêter les bateaux de migrants lors de périodes de « pression exceptionnelle » aux frontières du pays, a indiqué une source gouvernementale, renforçant ainsi les mesures contre les arrivées irrégulières.
Depuis son entrée en fonction à la fin de 2022, la Première ministre de droite Giorgia Meloni a accéléré les expulsions de demandeurs d’asile infructueux et introduit des peines de prison plus sévères pour les passeurs, dans le but de réduire les traversées maritimes.
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Cette décision intervient après que le Parlement européen a approuvé cette semaine des modifications aux règles d’asile de l’UE, en réponse à la pression des États membres, dont l’Italie, pour une approche plus ferme.
Selon un projet de législation consulté par Reuters, le gouvernement pourrait interdire l’entrée des bateaux dans ses eaux territoriales pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois « en cas de menace grave à l’ordre public ou à la sécurité nationale ».
Les contrevenants s’exposeraient à des amendes pouvant atteindre 50 000 euros (60 000 dollars) et, en cas de violations répétées, leurs bateaux seraient confisqués — une mesure visant les navires de secours humanitaires.
La coalition de Meloni a à plusieurs reprises affirmé qu’en opérant des navires de secours, les groupes humanitaires agissent comme un incitatif pour les migrants à prendre la mer.
« IDÉE MAL GUIDÉE »
L’opposition de centre-gauche en Italie a critiqué le projet de loi, qui doit encore être approuvé par les deux chambres du parlement.
« Une approche répressive ne résoudra pas le problème, ni l’idée erronée selon laquelle un phénomène vaste, structurel et déterminant de notre époque peut être traité en construisant des murs, en élevant des barbelés ou en imposant des blocus navals », a déclaré Peppe De Cristofaro, sénateur du parti Alliance Verte-Gauche.
Des millions de réfugiés ont pénétré en Europe depuis 2015, un afflux qui a contribué à alimenter le sentiment anti-migrant et à pousser les gouvernements nationaux à durcir leurs politiques.
Selon les règles adoptées par les législateurs européens mardi, les États membres peuvent rejeter une demande d’asile si la personne aurait pu obtenir une protection dans un pays considéré comme sûr par l’Union.
Le Parlement européen a approuvé une liste de pays vers lesquels les demandeurs d’asile déboutés pourraient être renvoyés.
(1 dollar = 0,8404 euro)
Reportage d’Angelo Amante, montage de Crispian Balmer et Gavin Jones
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