L’industrie de la gestion de fonds d’arbitrage en Inde fait face à une crise de rendement après que le gouvernement a annoncé une réforme fiscale surprenant le marché. La décision du gouvernement d’augmenter le taux d’imposition sur les instruments dérivés d’actions a bouleversé les plans d’investissement auparavant considérés comme sûrs. Selon les données de Jin10, l’industrie de l’arbitrage, d’une valeur de 36 milliards de dollars, doit désormais ajuster ses stratégies en raison de l’impact significatif de cette hausse fiscale sur la rentabilité.
Réforme fiscale dépassant les objectifs initiaux
L’annonce faite la semaine dernière au parlement visait à limiter la spéculation à haut risque sur le marché des options. Cependant, les effets secondaires de cette hausse d’impôt ont en réalité touché les fonds d’arbitrage, un secteur généralement considéré comme ayant un profil de risque plus faible et étant une option privilégiée pour les investisseurs en période de volatilité du marché. La modification de la structure fiscale augmente les coûts opérationnels pour les stratégies d’arbitrage spot-futures, qui consistent à exploiter la différence de prix entre le marché au comptant et le marché à terme pour réaliser un profit mesurable.
Plutôt que de limiter la spéculation, cette hausse fiscale a étendu ses effets à un segment d’arbitrage plus conservateur et stable dans ses opérations. Les fonds, qui avaient déjà intégré une marge de profit étroite, doivent désormais accepter une part significative de leur rendement en raison de la charge fiscale supplémentaire.
Arbitrage spot-futures : une stratégie à marge fine menacée par l’érosion
L’écart d’arbitrage — le bénéfice potentiel de cette stratégie — n’a jamais été très élevé. Aditya Agarwal, l’un des fondateurs de la plateforme de gestion de patrimoine Wealthy.in, explique que l’écart d’arbitrage tourne généralement autour de 0,6 % à 0,8 % par mois. Avec une marge aussi mince, toute augmentation des coûts de transaction aura un impact proportionnel sur le résultat net de l’investisseur.
La structure même de l’arbitrage dépend de l’efficacité des coûts. Lorsque le gouvernement impose une hausse fiscale sur les dérivés, le calcul des gains prévu devient négatif ou entraîne des pertes. Il n’y a pas d’espace de négociation dans cette stratégie — lorsque les coûts augmentent, le rendement est immédiatement corrigé à la baisse.
Les investisseurs confrontés à un dilemme : rendement en baisse, options limitées
Les fonds d’arbitrage, qui ont attiré des investisseurs institutionnels et particuliers, doivent désormais faire face à une réalité amère. La hausse fiscale rend un modèle commercial auparavant viable peu attrayant. Les investisseurs qui espéraient obtenir un rendement stable grâce à l’arbitrage doivent reconsidérer leur allocation de capital.
La question qui hante désormais les gestionnaires de fonds est de savoir s’il faut rechercher des alternatives géographiques ou accepter des marges de profit encore plus faibles. Dans ce scénario, la compétitivité de l’industrie de l’arbitrage en Inde par rapport aux marchés internationaux diminue également, surtout pour les investisseurs ayant la possibilité de relocaliser leur stratégie dans des juridictions plus favorables fiscalement.
Sans indication de la part du gouvernement que cette hausse fiscale sera révisée dans un avenir proche, l’industrie devra probablement s’adapter à cette nouvelle réalité ou faire face à une fuite des cerveaux vers des marchés plus rentables pour l’arbitrage.
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La hausse de la taxe sur les dérivés en Inde frappe la stratégie d'arbitrage des fonds
L’industrie de la gestion de fonds d’arbitrage en Inde fait face à une crise de rendement après que le gouvernement a annoncé une réforme fiscale surprenant le marché. La décision du gouvernement d’augmenter le taux d’imposition sur les instruments dérivés d’actions a bouleversé les plans d’investissement auparavant considérés comme sûrs. Selon les données de Jin10, l’industrie de l’arbitrage, d’une valeur de 36 milliards de dollars, doit désormais ajuster ses stratégies en raison de l’impact significatif de cette hausse fiscale sur la rentabilité.
Réforme fiscale dépassant les objectifs initiaux
L’annonce faite la semaine dernière au parlement visait à limiter la spéculation à haut risque sur le marché des options. Cependant, les effets secondaires de cette hausse d’impôt ont en réalité touché les fonds d’arbitrage, un secteur généralement considéré comme ayant un profil de risque plus faible et étant une option privilégiée pour les investisseurs en période de volatilité du marché. La modification de la structure fiscale augmente les coûts opérationnels pour les stratégies d’arbitrage spot-futures, qui consistent à exploiter la différence de prix entre le marché au comptant et le marché à terme pour réaliser un profit mesurable.
Plutôt que de limiter la spéculation, cette hausse fiscale a étendu ses effets à un segment d’arbitrage plus conservateur et stable dans ses opérations. Les fonds, qui avaient déjà intégré une marge de profit étroite, doivent désormais accepter une part significative de leur rendement en raison de la charge fiscale supplémentaire.
Arbitrage spot-futures : une stratégie à marge fine menacée par l’érosion
L’écart d’arbitrage — le bénéfice potentiel de cette stratégie — n’a jamais été très élevé. Aditya Agarwal, l’un des fondateurs de la plateforme de gestion de patrimoine Wealthy.in, explique que l’écart d’arbitrage tourne généralement autour de 0,6 % à 0,8 % par mois. Avec une marge aussi mince, toute augmentation des coûts de transaction aura un impact proportionnel sur le résultat net de l’investisseur.
La structure même de l’arbitrage dépend de l’efficacité des coûts. Lorsque le gouvernement impose une hausse fiscale sur les dérivés, le calcul des gains prévu devient négatif ou entraîne des pertes. Il n’y a pas d’espace de négociation dans cette stratégie — lorsque les coûts augmentent, le rendement est immédiatement corrigé à la baisse.
Les investisseurs confrontés à un dilemme : rendement en baisse, options limitées
Les fonds d’arbitrage, qui ont attiré des investisseurs institutionnels et particuliers, doivent désormais faire face à une réalité amère. La hausse fiscale rend un modèle commercial auparavant viable peu attrayant. Les investisseurs qui espéraient obtenir un rendement stable grâce à l’arbitrage doivent reconsidérer leur allocation de capital.
La question qui hante désormais les gestionnaires de fonds est de savoir s’il faut rechercher des alternatives géographiques ou accepter des marges de profit encore plus faibles. Dans ce scénario, la compétitivité de l’industrie de l’arbitrage en Inde par rapport aux marchés internationaux diminue également, surtout pour les investisseurs ayant la possibilité de relocaliser leur stratégie dans des juridictions plus favorables fiscalement.
Sans indication de la part du gouvernement que cette hausse fiscale sera révisée dans un avenir proche, l’industrie devra probablement s’adapter à cette nouvelle réalité ou faire face à une fuite des cerveaux vers des marchés plus rentables pour l’arbitrage.