Qui domine les obligations USA ? Classement des 15 plus grands détenteurs en 2025

À mesure que la dette nationale américaine continue de tourner autour de 36 billions de dollars, les obligations américaines sont devenues des actifs clés pour les gouvernements et investisseurs du monde entier. La demande soutenue pour ces titres révèle non seulement la confiance mondiale dans l’économie américaine, mais aussi des stratégies financières divergentes des puissances mondiales, des centres financiers et des économies émergentes.

Le panorama de 2025 montre des changements significatifs par rapport à l’année précédente. Alors que certains pays renforcent leurs positions, d’autres ajustent leurs portefeuilles d’obligations du Trésor américain. Les 15 principaux détenteurs concentrent environ 6 billions de dollars en titres américains, reflétant un pari mondial sans précédent sur la stabilité nord-américaine.

La domination incontestable du Japon en matière de détention d’obligations américaines

Le Japon maintient sa position de principal créancier américain, avec 1,13 billion de dollars en obligations USA, chiffre qui a connu une croissance modeste de 0,75 % par rapport aux 1,12 billion de dollars de l’année précédente. Ce patrimoine représente plus de 18 % des détentions totales parmi les 15 principaux détenteurs.

La banque centrale japonaise et les grands fonds d’investissement institutionnels achètent continuellement ces titres dans le cadre de leur stratégie de gestion des taux de change et de maintien des réserves en devises étrangères. La stabilité relative de ces détentions reflète l’engagement structurel du Japon envers le marché obligataire américain, indépendamment des fluctuations économiques mondiales.

Royaume-Uni et Chine : stratégies divergentes en obligations du Trésor américain

Le Royaume-Uni est devenu le deuxième plus grand créancier, avec 808 milliards de dollars en obligations USA, ce qui représente une augmentation significative de 13 % depuis les 714 milliards de dollars enregistrés il y a un an. Cette accélération des achats témoigne de la confiance britannique dans la solidité du système financier américain.

En revanche, la Chine occupe la troisième place avec 757 milliards de dollars, en baisse de 1,6 % par rapport aux 770 milliards de dollars précédents. La réduction progressive des positions chinoises en obligations américaines fait partie d’une tendance à long terme : depuis son pic de 1,3 billion de dollars en 2013, Pékin a réduit ses détentions. Ce mouvement coïncide avec des tensions commerciales croissantes, notamment des droits de douane américains atteignant 145 % sur les importations chinoises, provoquant des représailles pouvant aller jusqu’à 125 % sur les produits américains. Ces frictions pourraient continuer à influencer les décisions futures de la Chine concernant ses investissements en obligations américaines.

Les cinq principaux détenteurs combinés possèdent 3,53 billions de dollars, avec le Japon, le Royaume-Uni et le Canada augmentant leurs participations, tandis que seule la Chine réduit son exposition.

Centres financiers offshore et leur rôle dans les obligations américaines

Les îles Caïmans se positionnent comme le quatrième plus grand détenteur avec 448 milliards de dollars, affichant une croissance spectaculaire depuis 327 milliards de dollars début 2024. Cette augmentation reflète le flux massif de capitaux provenant de fonds spéculatifs et d’institutions financières privées opérant sous des structures basées dans des juridictions offshore.

La Belgique et le Luxembourg, tous deux avec 411 milliards de dollars, illustrent le rôle des centres financiers européens. La Belgique a connu une augmentation extraordinaire de 31,73 % depuis 312 milliards de dollars il y a seulement un an, témoignant d’une reconfiguration des portefeuilles d’investissement. Le Luxembourg, dont plus de 25 % de l’économie dépend du secteur financier et qui accueille plus de 120 banques internationales, maintient son rôle d’intermédiaire de capitaux mondiaux en obligations du Trésor américain.

Rang Pays Détention d’obligations USA (2025)
1 Japon 1,13 billion de dollars
2 Royaume-Uni 808 milliards de dollars
3 Chine 757 milliards de dollars
4 Îles Caïmans 448 milliards de dollars
5 Belgique 411 milliards de dollars
6 Luxembourg 411 milliards de dollars
7 Canada 368 milliards de dollars
8 France 361 milliards de dollars
9 Irlande 340 milliards de dollars
10 Suisse 311 milliards de dollars
11 Taïwan 299 milliards de dollars
12 Singapour 248 milliards de dollars
13 Hong Kong 247 milliards de dollars
14 Inde 233 milliards de dollars
15 Brésil 212 milliards de dollars

Autres puissances mondiales avec une participation significative

Le Canada détient 368 milliards de dollars, reflétant ses liens économiques profonds avec les États-Unis. La France maintient 361 milliards de dollars, consolidant le rôle européen dans les obligations américaines. L’Irlande, avec 340 milliards de dollars, bénéficie de sa position de centre financier de la zone euro.

Taïwan et la Suisse, chacun avec environ 300 milliards de dollars, représentent la diversification des portefeuilles entre acteurs géopolitiquement importants. Hong Kong et Singapour, avec respectivement 247 et 248 milliards de dollars, illustrent l’importance croissante de l’Asie dans le financement américain.

Même des économies en expansion comme l’Inde et le Brésil détiennent des détentions substantielles de 233 et 212 milliards de dollars, indiquant que les obligations américaines restent une ancre pour diversifier les risques macroéconomiques sur les marchés émergents.

Une fenêtre sur les priorités d’investissement mondiales

Les 6 billions de dollars concentrés entre les mains de 15 pays démontrent comment les obligations du Trésor américain fonctionnent comme une monnaie de confiance mondiale. Pour Washington, la vente de ces titres constitue la principale source de financement de son déficit budgétaire, permettant de financer les dépenses publiques et les politiques d’investissement.

L’analyse de 2025 révèle que les détentions d’obligations américaines ne sont pas statiques : elles reflètent des calculs géopolitiques, des stratégies de taux de change et des évaluations de la solidité macroéconomique américaine. Alors que le Japon et le Royaume-Uni renforcent leur pari, et que la Chine effectue des ajustements progressifs, le système dans son ensemble demeure un pilier de l’ordre financier international.

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