Le mystère du siècle de Satoshi Nakamoto reste non résolu ! La clé privée du bloc de genèse en attente de signature, Craig Wright éliminé

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中本聰世紀之謎

Prouver que quelqu’un est Satoshi Nakamoto ne se résout pas en racontant une histoire, en présentant des documents ou en obtenant une décision de justice, mais constitue une problématique cryptographique soumise à des règles strictes. La création de Bitcoin par Satoshi Nakamoto visait à en faire une monnaie décentralisée, peer-to-peer, sans besoin de faire confiance à quiconque. Ainsi, toute personne prétendant l’être doit prouver son identité, généralement en fournissant une pièce d’identité, des communications historiques, et surtout la clé privée associée à l’une des adresses Bitcoin utilisées dans ses premiers blocs.

Norme d’or : signer un bloc ancien est la seule preuve irréfutable

Pour prouver qu’on est Satoshi Nakamoto, la preuve la plus solide consiste à signer un message public avec la clé privée d’un des premiers blocs de Bitcoin, notamment ceux liés à l’activité minière connue dès 2009. La signature sera : toute personne utilisant un outil standard pourra la vérifier, il est impossible de la falsifier sans la clé privée, elle ne dépend pas d’un tribunal, des médias ou d’un tiers de confiance. La preuve de ce type, simple à réaliser et d’une importance décisive, n’a cependant jamais été fournie.

Dans un système cryptographique comme Bitcoin, l’identité et la propriété de la clé privée sont indissociables. Pour prouver la maîtrise, il faut signer un message avec cette clé, et tout le monde peut vérifier cette signature publiquement. La distinction est claire : la preuve peut être discutée, interprétée ou contestée ; la vérification cryptographique est binaire : elle réussit ou échoue. Le modèle de validation de Bitcoin ne repose pas sur une autorité, un certificat ou un consensus d’experts, mais sur la mathématique, et non sur des personnes, institutions ou opinions.

Comment procéder concrètement ? Supposons qu’une personne prétende être Satoshi Nakamoto. Elle peut publier un message, par exemple « Je suis Satoshi Nakamoto, aujourd’hui le 12 février 2026 », puis signer ce message avec la clé privée du bloc de genèse ou d’un bloc ancien (par exemple entre le 1er et le 100e). N’importe qui peut utiliser la clé publique (adresse ou clé sur la blockchain) pour vérifier la validité de la signature. Si la vérification est concluante, cela indique que cette personne possède la clé privée ; si elle échoue, c’est une imposture.

La norme d’or pour prouver Satoshi

Signer un message avec une clé privée ancienne : le bloc de genèse ou les 100 premiers blocs, la preuve la plus convaincante

Vérifiable publiquement : tout le monde peut vérifier la signature avec un outil standard

Inaltérable : sans la clé privée, il est mathématiquement impossible de produire une signature valide

Indépendante d’un tiers : pas besoin d’un tribunal, d’un expert ou d’un média pour attester, c’est une preuve purement mathématique

Pourquoi personne n’a-t-il encore fourni cette preuve ? Peut-être parce que : tous ceux qui prétendent l’être sont des imposteurs (le vrai Satoshi reste caché), le vrai ne veut pas se dévoiler, ou que la clé privée a été perdue (ce qui est peu probable, étant donné que ces adresses détiennent environ un million de BTC, valant plusieurs centaines de milliards de dollars).

La preuve ultime mais risquée de la transfert des premiers BTC

Une preuve plus forte consiste à transférer des bitcoins depuis un portefeuille Satoshi non modifié. Une simple opération sur la blockchain peut dissiper presque tous les doutes. Mais elle comporte aussi de grands risques : surveillance instantanée mondiale, menace grave à la sécurité personnelle, implications fiscales et réglementaires potentielles, et un éventuel dumping qui pourrait déstabiliser le marché. La preuve la plus irréfutable est aussi la plus disruptive : elle peut faire que ne pas agir devienne une stratégie rationnelle, même pour le créateur lui-même.

Les adresses associées à Satoshi sont estimées détenir environ un million de BTC (d’après une analyse statistique de l’activité minière initiale), d’une valeur d’environ 70 000 dollars l’unité, soit environ 70 milliards de dollars. Si l’une de ces adresses se mettait soudain à transférer des bitcoins, cela provoquerait un tollé mondial et une panique sur les marchés. Les investisseurs craindraient une vente massive, les autorités tenteraient de suivre les flux, les hackers ou criminels pourraient tenter de kidnapper ou de faire du chantage à Satoshi. Ces risques font que la « preuve de transfert » pourrait devenir une forme d’auto-destruction.

Ainsi, même si quelqu’un était réellement Satoshi, il aurait tout intérêt à ne pas prouver son identité. Rester anonyme garantit sécurité et liberté, bien plus que la renommée ou la reconnaissance qu’apporterait une preuve. Cette rationalité fait que « le vrai Satoshi ne se manifestera jamais » reste une possibilité.

L’échec de Craig Wright et la faiblesse des preuves documentaires

Depuis des années, beaucoup ont spéculé sur l’identité de Satoshi, mais peu ont revendiqué publiquement cette paternité. Parmi eux, Craig Steven Wright, qui a affirmé à plusieurs reprises être Satoshi. Cependant, une décision de la Haute Cour britannique a clairement statué qu’il n’était pas Satoshi, critiquant sévèrement la crédibilité de ses preuves, et ses affirmations se sont effondrées.

Le cas de Wright illustre parfaitement « pourquoi les preuves documentaires sont faibles ». Il a fourni de nombreux « éléments de preuve » : échanges de courriels, brouillons du livre blanc, communications avec des développeurs, documents techniques. Mais lorsqu’il a été demandé de signer un message avec une clé privée ancienne, il a refusé ou a fourni des signatures falsifiées (en utilisant des signatures publiques disponibles, non la clé privée réelle).

Le jugement britannique a été très sévère, déclarant Wright non Satoshi, et l’accusant de falsification et de faux témoignages. Ce verdict est dévastateur pour lui, mais il montre aussi une règle fondamentale : une décision judiciaire peut prouver qu’une personne n’est pas Satoshi, mais ne peut jamais prouver qu’elle l’est. La seule véritable preuve doit venir de la cryptographie, pas du droit.

En 2014, le magazine Newsweek a affirmé que Dorian S. Nakamoto était Satoshi, mais il a immédiatement nié tout lien avec le créateur de Bitcoin. Hal Finney, pionnier de Bitcoin, est aussi mort en niant toute relation. Depuis, Nick Szabo est souvent suspecté d’être Satoshi, mais il a toujours nié. Ces cas illustrent que les médias, la spéculation académique ou l’analyse linguistique peuvent donner des indices, mais ne fourniront jamais de preuve irréfutable.

L’absence de Satoshi renforce Bitcoin

Le fonctionnement de Bitcoin ne nécessite pas que son créateur soit connu ou visible. Au contraire, l’absence du créateur renforce la philosophie décentralisée. Aucun fondateur n’a besoin d’obéir, aucune autorité ne doit être consultée, aucune identité à défendre ou attaquer. La majorité des projets dépendent d’une équipe ou d’un leader, mais Bitcoin fonctionne parce que l’identité n’a pas d’importance.

Ce « créateur absent » est peut-être la plus grande contribution de Satoshi. Il garantit que Bitcoin ne s’effondrera pas si son créateur est arrêté, assassiné ou acheté. Ethereum a Vitalik, Ripple a Brad Garlinghouse, ces projets dépendent en partie de leurs leaders. Bitcoin, lui, n’a pas cette vulnérabilité : il a réalisé la véritable décentralisation.

Pour ceux qui cherchent encore à « révéler » ou « prouver » l’identité de Satoshi, la question est : à quoi cela sert-il ? Même si on le trouvait, cela changerait quoi à la technique ou à la valeur de Bitcoin ? La réponse est presque rien. La valeur de Bitcoin repose sur sa rareté et son réseau, pas sur l’identité de son créateur. La révélation ne donnerait qu’un plaisir de curiosité ou de sensation, mais avec des risques et des dégâts potentiels bien plus grands.

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